Location courte durée au Royaume-Uni : les règles 2027

Chaque nation britannique fixe ses règles : l'Écosse exige une licence et ses villes taxent les nuitées, le pays de Galles impose l'inscription au 31 mars 2027, l'Angleterre attend son registre en mars 2027 et sa taxe reste à voter. Ce guide précise, sources officielles à l'appui, ce qui s'applique aujourd'hui, ce qui démarre en 2027 et les projets.

Victoria Street, dans la vieille ville d'Édimbourg, au coucher du soleil : les locations courte durée y appliquent la taxe de séjour de 5 %

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En octobre 2026, le Royaume-Uni n’a pas de loi unique sur la location courte durée : chaque nation a ses règles. En Écosse, toute location courte durée exige une licence délivrée par le council, et la taxe de séjour d’Édimbourg (5 %) s’applique aux séjours depuis le 24 juillet 2026 ; Glasgow, Aberdeen, Stirling et West Dunbartonshire suivent en 2027. Au pays de Galles, tout hébergeur doit s’inscrire auprès de l’administration fiscale galloise (Welsh Revenue Authority) avant le 31 mars 2027, et Cardiff prélève 1,30 £ par personne et par nuit à partir du 1er avril 2027. En Angleterre, le registre national n’existe pas encore (attendu en mars 2027) et une taxe de séjour est prévue mais doit d’abord être votée.

Partout où une taxe s’applique, la loi en fait peser la responsabilité sur l’hébergeur, pas sur la plateforme. Et le Royaume-Uni ne faisant plus partie de l’Union européenne, les règles européennes ne s’y appliquent pas.

Qu’est-ce qui change en 2027 pour la location courte durée au Royaume-Uni ?

  • Déjà en vigueur : licences écossaises, taxe d’Édimbourg, registre gallois (ouvert depuis le 1er octobre 2026), règle des 90 nuits à Londres, certification Tourism NI.
  • Réservations déjà concernées : une réservation prise aujourd’hui pour un séjour postérieur à la date de démarrage peut déjà être taxée à Glasgow (réservations depuis le 1er avril 2026), à Aberdeen et West Dunbartonshire (depuis le 1er octobre 2026) et à Cardiff (depuis le 28 septembre 2026).
  • Dates 2027 : Glasgow le 25 janvier, date limite d’inscription galloise le 31 mars, Aberdeen et Cardiff le 1er avril, Stirling le 14 juin, West Dunbartonshire le 1er juillet. Le registre anglais est attendu en mars.
  • Encore à l’état de projet : la taxe anglaise, une catégorie d’urbanisme propre à la location courte durée en Angleterre, la licence galloise (attendue à partir de 2029) et les taxes en consultation dans plusieurs councils écossais.

Faut-il une licence pour louer en courte durée en Écosse ?

Oui. Le régime de licence écossais a ouvert le 1er octobre 2022 : tout nouvel hôte doit obtenir sa licence avant d’accepter des réservations, et les hôtes déjà en activité avaient jusqu’au 1er octobre 2023 pour la demander. Cela vaut pour une chambre chez vous, votre logement pendant votre absence ou une résidence secondaire. Louer sans licence expose à une amende pouvant atteindre 2 500 £.

Chaque annonce doit afficher votre numéro de licence et, si le logement doit avoir un diagnostic de performance énergétique (EPC), sa classe énergétique. Toute la ville d’Édimbourg et le secteur de Badenoch and Strathspey, dans les Highlands, sont aussi des zones de contrôle, où une nouvelle location d’un logement qui n’est pas votre résidence exigera très probablement un permis d’urbanisme en plus de la licence.

Comment fonctionne la taxe de séjour d’Édimbourg ?

  • Taux : 5 % du prix de l’hébergement, calculé hors TVA et sans les extras (parking, repas, transport).
  • Plafond : seules les 5 premières nuits du séjour sont taxées.
  • Démarrage : séjours à partir du 24 juillet 2026, toute l’année. Les séjours réservés et payés, en tout ou partie, avant le 1er octobre 2025 sont exonérés.
  • Champ : hôtels, chambres d’hôtes, auberges, gîtes, locations courte durée (chambre chez l’habitant, logement principal loué, résidence secondaire) et campings. Les entreprises sous le seuil de TVA sont aussi concernées.

Source : City of Edinburgh Council, About the Edinburgh Visitor Levy. Certains voyageurs sont exonérés ; la page du council destinée aux visiteurs précise lesquels.

Qui collecte la taxe : vous ou Airbnb ?

Vous. Selon l’article 8 du Visitor Levy (Scotland) Act 2024, le redevable est la personne qui fournit l’hébergement et occupe les lieux : l’hôte ou l’exploitant. L’article 9 permet à une plateforme ou une agence de collecter, déclarer ou payer pour vous, sans changer vos obligations. Déclarations et paiements passent par le portail national visitorlevy.scot : vérifiez que les montants d’une plateforme correspondent à ce que vous déclarez.

Quelles autres villes écossaises instaurent une taxe de séjour ?

Quatre autres dispositifs sont adoptés (liste de VisitScotland mise à jour le 9 septembre 2026, et Glasgow City Council) :

  • Glasgow : 5 % du prix de l’hébergement hors TVA, sur tout le séjour (sans plafond de nuits), à partir du 25 janvier 2027. Les réservations faites depuis le 1er avril 2026 pour des séjours à partir de cette date sont taxées. L’hébergeur conserve 1,5 % des sommes collectées pour couvrir ses frais.
  • Aberdeen : 7 % à partir du 1er avril 2027, sur les réservations faites depuis le 1er octobre 2026.
  • Stirling : 3 % à partir du 14 juin 2027, sur les réservations faites depuis le 1er janvier 2027.
  • West Dunbartonshire : 5 % à partir du 1er juillet 2027, sur les réservations faites et payées depuis le 1er octobre 2026.

Les Highlands, Dundee, Falkirk et Perth and Kinross consultent jusqu’en novembre 2026, et huit autres councils en sont aux premières discussions. Un council peut désormais fixer un montant forfaitaire par chambre et par nuit plutôt qu’un pourcentage : c’est la base du projet des Highlands. Aucun taux n’est définitif avant l’adoption du dispositif ; la page de VisitScotland sur la taxe de séjour suit chaque council.

Que doivent faire les hôtes au pays de Galles avant le 31 mars 2027 ?

S’inscrire. Le registre créé par le Visitor Accommodation (Register and Levy) Etc. (Wales) Act 2025 est ouvert depuis le 1er octobre 2026. Vous devez vous inscrire avant le 31 mars 2027 si vous prenez des réservations de 31 nuits maximum au pays de Galles et êtes propriétaire ou locataire du logement. Cela vaut pour la chambre louée de temps en temps comme pour le gîte ouvert toute l’année, même si le council ne crée jamais de taxe. C’est gratuit, certaines informations sont publiques, et l’inscription se fait sur gov.wales (version bêta publique). Une inscription tardive peut entraîner des pénalités.

Cottage en pierre couvert de lierre près d'un vieux pont de pierre, dans le nord du pays de Galles, en automne
Au pays de Galles, tout hébergeur doit s'inscrire avant le 31 mars 2027, qu'il y ait une taxe ou non.

Taxe de séjour. Chaque council décide de l’instaurer ou non, après consultation locale et en l’annonçant un an à l’avance, avec un démarrage au 1er avril ou au 1er octobre. Les tarifs sont fixés au niveau national :

  • 1,30 £ par personne et par nuit pour la plupart des hébergements, locations de vacances et chambres chez l’habitant comprises.
  • 0,75 £ par personne et par nuit pour les dortoirs d’auberges et de refuges et les emplacements de tente ; les moins de 18 ans ne paient pas ce tarif réduit.

En octobre 2026, Cardiff est le seul council inscrit sur la liste du gouvernement gallois : sa taxe s’applique aux séjours à partir du 1er avril 2027, et les hébergeurs doivent l’intégrer aux réservations prises depuis le 28 septembre 2026. La liste n’indique aucun autre council qui taxe ou consulte. L’hébergeur reverse la taxe à la Welsh Revenue Authority et peut l’absorber ou la répercuter sur le voyageur.

La licence, plus tard. Le Development of Tourism and Regulation of Visitor Accommodation (Wales) Act 2026 (promulgué le 27 avril 2026) crée un régime de licence pour les hébergements touristiques. Il n’est pas en vigueur : le gouvernement gallois table sur un démarrage à partir de 2029, après de nouvelles consultations et des textes d’application.

Existe-t-il déjà un registre des locations courte durée en Angleterre ?

Non. Le guide officiel du gouvernement pour les locations de vacances, mis à jour le 2 octobre 2026, indique que le registre national obligatoire n’est pas encore en vigueur et devrait démarrer en mars 2027. Le 3 septembre 2026, la ministre de la Culture a déclaré aux Communes que le registre serait « pleinement opérationnel d’ici mars ». Les informations à déclarer, d’éventuels frais et l’exemption des hôtes occasionnels ne sont pas publiés : il n’y a rien à faire aujourd’hui. Notre guide pour enregistrer une location saisonnière en France, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni compare les dispositifs. Autres règles anglaises :

  • La règle des 90 nuits à Londres. Depuis 2015, louer un logement londonien comme hébergement temporaire ne demande pas de permis d’urbanisme si le total ne dépasse pas 90 nuits par année civile et que la personne qui loue est redevable de la council tax (proche de notre taxe d’habitation) pour ce logement. Au-delà, il faut un permis du borough.
  • Une catégorie d’urbanisme propre à la location courte durée a été proposée lors d’une consultation de 2023, toujours sans résultat publié, et la nomenclature anglaise des usages (Use Classes Order) ne la contient pas. Hors de Londres, l’autorité locale d’urbanisme décide si votre usage exige un permis. Le pays de Galles a créé dès 2022 des catégories pour les résidences secondaires et les locations courte durée, que les councils peuvent activer dans des zones désignées.

L’Angleterre aura-t-elle une taxe de séjour ?

Elle est prévue, mais aucune collectivité anglaise ne peut la prélever tant qu’une loi n’est pas votée. La réponse du gouvernement à la consultation, publiée le 10 septembre 2026, fixe le cadre :

  • les maires et responsables des autorités stratégiques (les grandes agglomérations) pourront l’instaurer après consultation locale ;
  • ce sera un pourcentage du prix de l’hébergement, sans plafond national prévu ni plafond de nuits ;
  • la location courte durée est incluse, avec un seuil qui exonère les hébergeurs occasionnels et informels ;
  • l’hébergeur sera redevable et la déclarera lui-même.

Le gouvernement prévoit de légiférer pendant la session parlementaire en cours et s’attend à ce que les collectivités présentent leurs projets d’ici mars 2028. Il n’existe encore ni taux ni date de démarrage en Angleterre.

Et l’Irlande du Nord ?

En vertu du Tourism (Northern Ireland) Order 1992, tout hébergement touristique doit détenir un certificat de Tourism NI avant d’accueillir des voyageurs. Louer sans certificat est une infraction, passible d’une amende pouvant atteindre 2 500 £, de six mois d’emprisonnement, ou des deux. Les logements certifiés sont inspectés tous les quatre ans.

Qu’est devenu le régime fiscal des meublés de tourisme britanniques ?

Il a disparu. Le régime des furnished holiday lettings (FHL), qui réservait aux locations de vacances un traitement fiscal favorable, a été supprimé le 6 avril 2025 pour l’impôt sur le revenu et les plus-values, et le 1er avril 2025 pour l’impôt sur les sociétés. Depuis l’année fiscale 2025-26, ces revenus sont imposés comme des loyers d’habitation classiques, sans les avantages de l’ancien régime (intérêts d’emprunt, mobilier, revente). Voyez la page GOV.UK consacrée aux locations de vacances en Angleterre, notre guide des taxes Airbnb pour la logique générale, et un expert-comptable au fait des deux fiscalités pour vos chiffres.

Comment ajouter une taxe de séjour britannique à vos réservations directes avec Nowistay

Airbnb et Booking.com gèrent les taxes locales à leur manière : vérifiez ce que fait chaque plateforme pour votre ville. Pour les réservations prises sur votre propre site, le module de réservation directe de Nowistay ajoute la taxe logement par logement : dans Intégrations, ouvrez Réservation directe, sélectionnez le logement, cliquez sur Taxes, puis Ajouter une taxe, avec la catégorie Taxe de séjour.

  • Édimbourg : Pourcentage (%) 5, s’applique Par nuit, Nombre max. de nuits taxées 5.
  • Glasgow : Pourcentage (%) 5, s’applique Par nuit, sans limite de nuits.
  • Cardiff : Montant fixe 1,30, s’applique Par voyageur par nuit. Laissez « Enfants exonérés » décoché : l’exonération des moins de 18 ans ne vise que le tarif à 0,75 £.

La taxe s’ajoute au prix affiché dans votre module de réservation, est enregistrée sur la réservation comme taxe de séjour et apparaît sur une ligne séparée de la facture voyageur, hors base de TVA. Un pourcentage se calcule sur les prix des nuits après remise, sans les frais de ménage : vérifiez ce que votre council inclut dans l’assiette. L’inscription, les déclarations et le paiement au council ou à la Welsh Revenue Authority restent à votre charge. Pas à pas : Comment ajouter un widget de réservation directe à votre site web. Voir aussi comment collecter et automatiser la taxe de séjour et le guide complet des réservations directes.

La check-list avant 2027

  1. Écosse : affichez votre numéro de licence, et votre classe énergétique si elle est exigée, sur chaque annonce.
  2. Villes qui taxent : appliquez la taxe aux réservations déjà prises pour des séjours postérieurs à la date de démarrage, et prévenez le voyageur dès la réservation.
  3. Pays de Galles : inscrivez-vous avant le 31 mars 2027 ; à Cardiff, facturez 1,30 £ par personne et par nuit à partir du 1er avril 2027.
  4. Angleterre : surveillez le registre attendu en mars 2027 et restez sous 90 nuits par an à Londres sans permis d’urbanisme.
  5. Irlande du Nord : détenez un certificat Tourism NI valide.
  6. Partout : refaites le point fiscal maintenant que le régime FHL a disparu.

Cet article résume les sources officielles disponibles en octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal : taux et dates évoluent quand les councils adoptent ou modifient leurs dispositifs.

Questions fréquentes

Existe-t-il une taxe de séjour au Royaume-Uni ?

Oui, localement. En Écosse, la taxe d'Édimbourg (5 % sur les 5 premières nuits) s'applique depuis le 24 juillet 2026, et Glasgow (5 %, 25 janvier 2027), Aberdeen (7 %, 1er avril 2027), Stirling (3 %, 14 juin 2027) et West Dunbartonshire (5 %, 1er juillet 2027) suivent. Au pays de Galles, Cardiff prélève 1,30 £ par personne et par nuit à partir du 1er avril 2027. L'Angleterre n'en a pas encore : le gouvernement en prévoit une, mais une loi doit d'abord être votée.

Quand démarre la taxe de séjour de Glasgow ?

Le 25 janvier 2027. Elle représente 5 % du prix de l'hébergement hors TVA, sur toute la durée du séjour sans plafond de nuits, et s'applique aux réservations faites depuis le 1er avril 2026 pour des séjours à partir de cette date. L'hébergeur conserve 1,5 % des sommes collectées pour couvrir ses frais.

Qui paie la taxe de séjour britannique, l'hôte ou Airbnb ?

L'hébergeur. Selon le Visitor Levy (Scotland) Act 2024, le redevable est la personne qui fournit l'hébergement et occupe les lieux ; une plateforme ou une agence peut collecter et payer pour lui, sans changer ses obligations. Au pays de Galles, l'hébergeur reverse la taxe à la Welsh Revenue Authority, et la taxe prévue en Angleterre rend aussi l'hébergeur redevable.

Faut-il déclarer sa location de vacances au pays de Galles ?

Oui, avant le 31 mars 2027, si vous prenez des réservations de 31 nuits ou moins au pays de Galles et que vous êtes propriétaire ou locataire du logement. L'inscription auprès de la Welsh Revenue Authority est ouverte depuis le 1er octobre 2026, gratuite, et obligatoire même si votre council n'instaure pas de taxe de séjour.

Quand le registre anglais des locations courte durée démarrera-t-il ?

Il n'est pas en vigueur. Le guide officiel, mis à jour le 2 octobre 2026, prévoit un démarrage en mars 2027, et la ministre de la Culture a indiqué au Parlement le 3 septembre 2026 qu'il serait pleinement opérationnel d'ici mars. Les informations à déclarer et d'éventuels frais n'ont pas encore été publiés.

La règle des 90 nuits s'applique-t-elle hors de Londres ?

Non. La limite de 90 nuits vient du droit de l'urbanisme propre à Londres : un logement londonien peut être loué comme hébergement temporaire jusqu'à 90 nuits par année civile sans permis, si la personne qui loue est redevable de la council tax. Hors de Londres, c'est l'autorité locale d'urbanisme qui décide si votre usage exige un permis.

Le régime britannique des furnished holiday lettings a-t-il été supprimé ?

Oui. Le régime FHL a pris fin le 6 avril 2025 pour l'impôt sur le revenu et les plus-values, et le 1er avril 2025 pour l'impôt sur les sociétés. Depuis l'année fiscale 2025-26, les revenus de location de vacances sont imposés comme des loyers d'habitation classiques et les avantages de l'ancien régime ne s'appliquent plus.

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Bassel Abedi

Bassel Abedi

Fondateur & CEO de Nowistay

Plus de 25 ans d'expérience en investissement immobilier et expert reconnu en automatisation de la location courte durée. Bassel aide les gestionnaires de biens à augmenter leurs revenus, réduire leurs coûts opérationnels et offrir une expérience voyageur 5 étoiles grâce aux outils IA qu'il a conçus à partir de son propre vécu d'hôte.