Un meublé de tourisme peut entraîner trois taxes locales pour son propriétaire : la CFE, la taxe foncière et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Ce guide explique qui paie quoi en 2026, les exonérations qui concernent beaucoup de petits loueurs (première année, 5 000 € de recettes, votre propre logement), les dates de paiement et les démarches de votre première année de CFE.

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Commencer gratuitementLe plus souvent, oui. Pour l'administration fiscale, la location meublée est une activité commerciale : un meublé de tourisme est donc soumis à la cotisation foncière des entreprises (CFE), même si vous louez en tant que particulier. Vous ne payez rien l'année du démarrage, rien si vos recettes brutes ne dépassent pas 5 000 €, et en principe rien si la location porte sur votre propre logement. Dans les autres cas, la CFE 2026 est à régler au plus tard le 15 décembre 2026, uniquement par voie dématérialisée depuis votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.
La CFE n'est que l'une des trois taxes locales du loueur, avec la taxe foncière (toujours due par le propriétaire) et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (due si vous gardez la disposition du logement). La taxe de séjour, elle, est à part : c'est le voyageur qui la paie, et vous ou la plateforme la reversez à la commune.
Ce guide présente les règles en vigueur en octobre 2026. Il ne remplace pas un conseil fiscal : votre service des impôts des entreprises (SIE) et les délibérations de votre commune déterminent votre situation exacte.
En principe, oui. impots.gouv.fr rappelle que la location meublée est par nature une activité commerciale soumise à la CFE, y compris pour un particulier sous le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Elle est établie par la commune où se trouve le logement, y compris pour les propriétaires qui vivent à l'étranger, mais plusieurs exonérations l'écartent pour beaucoup de petits loueurs.
La doctrine administrative (BOFiP) définit l'habitation personnelle comme le logement occupé à titre de résidence principale, ou la résidence secondaire occupée en dehors des périodes de location. Un appartement aménagé uniquement pour la location meublée n'entre pas dans cette définition. Si c'est votre cas, attendez-vous à une CFE dès la deuxième année, dès que vos recettes de référence dépassent 5 000 €.
La CFE se calcule sur la valeur locative cadastrale du logement loué. Quand cette valeur est faible, ce qui est fréquent pour un appartement, c'est la cotisation minimum qui s'applique. Chaque commune fixe sa base minimum dans une fourchette nationale qui dépend de vos recettes. Pour 2026 :
Votre cotisation correspond à cette base multipliée par le taux de CFE local : deux appartements identiques dans deux communes voisines peuvent donc payer des montants très différents. Lorsque la période de référence est inférieure à 12 mois, les recettes sont ramenées à 12 mois pour déterminer la tranche : quelques mois chargés après un démarrage en cours d'année peuvent vous placer plus haut que prévu.
Côté impôt sur le revenu, la CFE est une charge déductible au régime réel. Au micro-BIC, l'abattement forfaitaire est réputé couvrir toutes vos charges, CFE comprise. Le guide des taxes Airbnb détaille l'impôt sur le revenu, et l'article sur la loi anti-Airbnb explique comment le micro-BIC a changé pour les meublés de tourisme.
L'avis de CFE n'est jamais envoyé par courrier. Il est déposé dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, distinct de votre espace particulier. Le dépliant CFE de la DGFiP (mars 2026) précise que le code d'activation d'un nouvel espace professionnel est envoyé par courrier sous 60 jours : créez le vôtre bien avant décembre.

Deux formalités lancent la machine. D'abord, déclarez le début de votre activité de location meublée dans les 15 jours qui suivent la première location, sur le guichet des formalités des entreprises. C'est gratuit et vous obtenez un numéro SIRET, à reporter sur votre déclaration de revenus. Ensuite, déposez le formulaire 1447-C-SD (déclaration initiale de CFE, Cerfa 14187*16) auprès de votre service des impôts des entreprises (SIE) avant le 31 décembre de l'année de démarrage. Il se dépose en version papier. Ce formulaire décrit le logement et permet de demander l'exonération de la première année.
La taxe d'habitation ne concerne plus que les résidences secondaires et les autres logements meublés qui ne sont la résidence principale de personne. Elle dépend de votre situation au 1er janvier, et pour un meublé de tourisme, c'est en général le propriétaire qui la paie. Dans une décision du 15 juin 2023, le Conseil d'État a confirmé l'imposition de propriétaires qui louaient en courte durée tout en restant libres d'accepter ou de refuser les réservations, alors même qu'un voyageur occupait le logement au 1er janvier.
Les communes situées en zone tendue peuvent appliquer une majoration comprise entre 5 % et 60 % sur leur part de la taxe. Chaque commune décide de l'appliquer ou non, et à quel taux, par une délibération prise avant le 1er octobre pour l'année suivante. Repérez la ligne « majoration » sur votre avis. Un dégrèvement peut être demandé dans quelques cas précis, par exemple si votre activité professionnelle vous oblige à résider ailleurs que dans votre résidence principale.
Pensez aussi à la déclaration d'occupation : si elle n'a jamais été faite ou si l'usage a changé, mettez-la à jour avant le 1er juillet dans la rubrique « Gérer mes biens immobiliers » de votre espace impots.gouv.fr. L'avis arrive au dernier trimestre, avec une date limite de paiement à la mi-décembre.
La taxe foncière est due par la personne propriétaire du logement au 1er janvier, qu'il soit loué, vide ou occupé par vous. Pour 2026, le communiqué de presse de la DGFiP du 22 septembre 2026 fixe la date limite de paiement en ligne au 20 octobre 2026, avec un prélèvement le 26 octobre. Pour un montant de 300 € ou moins, le paiement en espèces ou par carte chez un buraliste agréé est possible jusqu'au 15 octobre 2026. Comme la CFE, elle est déductible au régime réel et couverte par l'abattement au micro-BIC.
La taxe de séjour n'est pas un impôt sur vous : le voyageur la paie par nuit, et chaque commune fixe ses tarifs. Vous la collectez vous-même sur les réservations directes, tandis que les plateformes qui encaissent le paiement pour le compte de loueurs non professionnels la collectent et la reversent à votre place. Tarifs, exonérations et calendrier de déclaration varient d'une commune à l'autre ; l'article comment collecter et automatiser la taxe de séjour détaille tout cela.
Aucun logiciel de location ne paie ces taxes à votre place, mais toutes partent du même chiffre : vos recettes brutes par logement et par année. Dans Nowistay, l'export des réservations télécharge un fichier CSV avec, pour chaque réservation, le montant, le canal, la commission de la plateforme et la taxe de séjour, pour tout le compte depuis la page Réservations ou pour un logement depuis ses Paramètres avancés (voir comment exporter vos réservations). Sur les réservations directes, la taxe de séjour que vous paramétrez (par voyageur et par nuit, ou en pourcentage avec un plafond par personne pour les meublés non classés) s'ajoute automatiquement au prix payé par le voyageur.
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